Coutumes et traditions du soleil levant
Omikuji: L'Omikuji est une méthode divinatoire pratiquée dans les temples et les sanctuaires. Elle consiste à tirer une baguette de bois marquée d'un noméro. Contre une modeste offrande, le religieux ou le prêtre interprète alors ce numéro en se référant au Livre des changements.Les Japonais vont très souvent consulter l'omikuji avant d'entreprendre un voyage ou une affaire, lors d'événements importants ou encore pour le nouvel an.
Lorsque le sort indiqué sur le papier remis par l'officiant se révèle mauvais, on le conjure en nouant la notice aux branches d'un arbre situé près d'un lieu saint.
Yakudoshi: Selon une croyance très répendue au Japon, il existerait des années cruciales dans la vie d'un adulte (pour les enfants, voir ci-après). Ces années, réputées dangereuses, demandent une vigilance redoublée. Il s'agit de la 25°, 42° et 61° année pour les hommes, et de la 19°,33° et 49° années pour les femmes.
Shichigosan: "Sept,cinq,trois..." Shichigosan est un festival annuel qui se tient le 15 novembre. On fête les enfants ayant atteint les âges de sept,cinq et trois ans, une vieille superstition voulant que ces âges soient considérés comme critique. Ce jour-là, les parents conduisent leurs enfants richement vêtus selon la coutume traditionnelle (kimono et hakama), au sanctuaire shintô. Ils demandent aux kamis (sprits) de protéger leur progéniture. Au retour, ils achètent des friandises, les chitosé-amé (bonbon de mille années de bonheur) afin de les distribuer à la famille et aux amis.Shogatsu: Les congés de nouvel an sont, selon la tradition, le moment propice pour remercier les dieux qui veillent sur les récoltes et pour accueillir les esprits ancestraux protecteurs de la famille. Des kadomatsu (décorations en branches de pin et en bambou, posées de chaque côté de l'entrée de la maison) et des shime-kazari (cordes décoratives en pailles tressée) ont pour mission d'honorer ces dieux et ces esprits.
Setsubun: Cérémonie publique célébrée avant l'arrivée du printemps pour chasser les démon qui hantent les maisons et les lieux publics. Elle consiste à jeter à la volée des haricots secs tout en criant "Oni wa soto, Fuku wa utchi" (Dehors les démons, entre le bonheur !). La céréale a le pouvoir de conjurer les mauvais esprits. Dans les villes, c'est généralement le père qui joue le rôle du démon en portant un masque en papier livré avec le sac de haricots secs acheté le jour même.
Dans certaine régions, on met des têtes de sardines et du houx devant la porte d'entrée. Les démons n'aiment pas l'odeur de la sardine et le houx leur pique les yeux...
Hanami: La visite aux cerisiers en fleurs est une tradition qui s'est développée dans les couches populaires pendant la période d'Edo. Fin Mars, début Avril, quand les cerisiers commencent à fleurir dans tout le pays, les japonais aiment à se réunir, boire et manger sous les frondaisons de ces arbres, symboles de l'archipel.Le solstice d'hiver: Le 22 décembre, la coutume veut que l'on prenne un bain parfumé au cédrat pour conjurer la maladie. Dans certaines régions, on mange également du potiron.
Ceci n'est qu'un bref aperçu des coutumes et autres traditions japonaises.